Interview réalisée dans le cadre d’un dossier sur le gaspillage publié dans l’Écho de la Bourse du 27/04/2006, en page « Développement durable »

Vous êtes co-animateur, avec
Ezio Gandin, d’un groupe de
pratique de simplicité volontaire
à Liège. Qu’est-ce que
cela implique sur vos achats
de consommation courante ?

Avant même d’acheter quoi que ce soit, je me pose la question : ai-je vraiment besoin de ce produit ou m’est-il imposé par la pression publicitaire, une forme de consensus social...? Répond-il à une attente profonde ou ne s’agit-il que de colmater une frustration ? S’il est nécessaire, je le prendrai, tout en essayant d’acheter un produit de qualité.

En veillant à son aspect
durable ?

Il est évident que je ne pourrai pas faire l’impasse sur son origine, le modede production mis en oeuvre, l’énergie grise utilisée... Concernant l’origine des produits, à Liège nous essayons de promouvoir la relocalisation de l’économie. Dans le but de diminuer l’empreinte écologique (coût énergétique des transports des biens) et de nous préparer à l’envolée des prix des carburants, bien sûr, mais aussi pour retisser des liens locaux.

La pratique de la simplicité
volontaire a-t-elle unimpact
sur votre budget « ménage » ?

Oui. Nous avons commencé en diminuant notre consommation d’électricité : on l’a réduite de plus de moitié. Ma femme et moi avions deux salaires à plein temps, nous sommes tous deux passés en quatre cinquièmes et malgré cela nous dégageons des marges inédites pour nous. Au point que nous pouvons envisager que l’un de nous deux adopte un mi-temps.

M. Lw.