Face au double défi du Pic pétrolier
et du changement climatique, des
groupes citoyens se réunissent
régulièrement un peu partout dans le
monde afin d’examiner et de mettre en
pratique au niveau de leur communauté
des solutions plus locales et respectueuses
en matière d’énergie, santé, alimentation,
logement, développement personnel,
administration locale, économie et
manière de vivre en général...

En Belgique, deux nouvelles initiatives
locales de Transition sont en formation, à
Ottignies/Louvain-la-Neuve (le groupe
Transition Dyle) et à Gand. Des projets
semblent également se mettre en place à
Louvain et à Heist-op-den-Berg, initiés
par le groupe flamand Aardewerk. Quand
à nous, Amis de la Terre, après quelques
riches rencontres à Louvain-la-Neuve,
Liège, Viroinval et Saint-Josse, nous prévoyons
bientôt de nouvelles séances de
présentation et d’invitation à rejoindre le
mouvement des « Villes en Transition ».

Et le reste de l’Europe alors ? Le
Royaume-Uni reste pionnier mais en
Hollande on compte déjà 4 initiatives
depuis l’été 2008 : Amsterdam, Den
Haag, Groningen et Deventer. En Italie,
une nouvelle initiative se développe à
Monteveglio. Enfin en Allemagne, ça
bouge dans les quartiers berlinois de
Kreuzberg et Friedrichshein, des quartiers
déjà fort impliqués dans des modes
de vie plus locaux et alternatifs.

Au niveau des Amis de la Terre, beaucoup
de contacts internationaux se mettent
en place, surtout au niveau francophone.
Ainsi, un échange de pratiques et
de matériaux s’est constitué avec un groupe
de transition dans une région rurale
non loin de Grenoble, le groupe « Trièves
après Pétrole ». Enfin, au delà de
l’Atlantique, un mouvement francophone
voit le jour au Québec autour de la
ville de Coaticook.... Que de belles perspectives
de mise en réseau !

Chaque nouvelle rencontre, chaque
nouveau contact est pour nous riche
d’instruction car même si un même projet
global nous anime, la diversité des
défis locaux est bien là. En effet, si les
enjeux de la résilience sont les mêmes
dans le monde entier, on ne travaille pas
de la même manière en rural ou en
urbain, au nord comme au sud. Chaque
ville, village, communauté a des préoccupations
spécifiques, des antécédents, des
forces et des faiblesses. Et nous avons tant
à apprendre de nos avancées....

Goethe avait, parait-il, la devise suivante :
« Ce que vous pouvez faire ou que vous
rêvez de pouvoir faire, commencez-le.
L’audace contient du génie, du pouvoir et
de la magie ». Je suis bien d’accord avec
cet homme illustre : l’important est de se
lancer !

En attendant de peut-être vous rencontrer
lors d’une de nos prochaines présentations...

Sur la toile :
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belges et québécoises :
www.villesentransition.net