Paysannes et allié·e·s se rassemblent pour la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes

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Ce mardi 8 mars à partir de 16:00, un large collectif d’organisations paysannes et allié·e·s se mobilisera à Bruxelles à l’occasion de la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes. Leur rassemblement entend mettre en lumière le rôle que jouent les femmes dans les systèmes alimentaires et les discriminations qu’elles y subissent.

Il est urgent de parler des rôles des femmes dans les systèmes alimentaires”, déclare Eléonore Barrelet, coordinatrice du mouvement Agroecology In Action. “Elles sont à la fois des rouages indispensables de leur fonctionnement et motrices de leur transformation. De la fourche à la fourchette, au Nord comme au Sud, les femmes subissent une série de discriminations liées à leur genre. Pourtant, sans les femmes et leur travail invisibilisé, nos systèmes alimentaires ne fonctionneraient tout simplement pas !

A titre d’exemple, dans le secteur de la production, la FAO estime que les femmes sont à la source de la moitié de la production alimentaire mondiale[[https://www.fian.be/IMG/pdf/2018_fian_bts_interieur_web.pdf]]. En Belgique, les femmes sont nombreuses à travailler dans les maillons de la production primaire ou de la transformation. Pourtant, l’agriculture continue à se conjuguer au masculin dans notre imaginaire collectif. Le terme “agricultrice” n’est d’ailleurs entré dans le Petit Larousse qu’en 1961. Dans les structures agricoles (syndicats, coopératives, etc), la hiérarchie sexuée se matérialise par la très faible représentation de femmes[[https://dial.uclouvain.be/downloader/downloader.php?pid=thesis%3A30963&datastream=PDF_01&cover=cover-mem]].

La répartition genrée des rôles reste le mode d’organisation privilégié dans de nombreuses fermes. A ce titre, les agricultrices prennent notamment en charge la traite, le travail administratif et le soin aux veaux. Bien qu’indispensables, ces tâches “invisibles” sont souvent peu valorisées. En outre, les femmes agricultrices prestent pour beaucoup des doubles (voire triples) journées pour s’occuper du ménage et des enfants. Les hommes, eux, sont généralement responsables des travaux à haute valeur symbolique comme les travaux de champ ou la gestion du troupeau, qui s’accompagnent d’une large reconnaissance sociale.

Pour Astrid Ayral, chargée de mission à la FUGEA, “certaines femmes tirent leur épingle du jeu en investissant notamment la transformation des produits agricoles et les circuits courts. Si ces parcours sont indéniablement inspirants, ils ne doivent pas occulter la situation de milliers de femmes qui travaillent souvent dans l’ombre de leur conjoint.

Il est indispensable de valoriser les rôles que jouent les femmes d’un bout à l’autre de nos systèmes alimentaires et de lutter contre les discriminations qu’elles y vivent. L’agroécologie intègre en son sein les luttes pour les droits des femmes paysannes et se révèle dès lors être une voie incontournable pour allier les enjeux sociaux aux défis alimentaires, climatiques et environnementaux à relever aujourd’hui.

Rejoignez-nous !

Pour toutes ces raisons, paysannes et allié·e·s se rassembleront dès 16:00 place de l’Albertine à Bruxelles avant de rejoindre la Marche Mondiale des Femmes. Au programme: prises de paroles, déploiement d’une grande banderole, chants et disco-soupe paysanne.

Pour en savoir plus sur le sujet : Astrid Ayral (chargée de mission à la FUGEA) – 0489/55.00.64

Pour en savoir plus sur la mobilisation : Marie-Hélène Lefèvre (chargée de mobilisation chez FIAN Belgium) – 0472/30.82.95

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