Ce qui est le plus dur pour moi dans la simplicité volontaire, c’est de me passer du superflu. Ou plutôt de ne pas ACHETER toujours et encore.

Éliminer les vieux trucs, donner, vendre, jeter l’inutile ou l’encombrant, ça je sais faire. Me regarder droit dans les placards et m’avouer que je me suis trompé en achetant ce truc "indispensable" dont je ne me sers jamais, ça aussi j’y arrive.

"Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre" disait Gandhi.

Cette phrase m’a beaucoup marqué et résonne en moi chaque fois que la fièvre acheteuse me prend. Comme j’ai surconsommé pendant de nombreuses années, j’ai besoin de garde-fous. Ils m’aident à faire la différence entre les achats "coups de cœur" et les achats "longue durée", entre les achats "chocolat" et les achats "plaisir". KEZAKO ?

Les achats que je nomme "coups de cœur" sont tout le provisoire acheté à la va vite parce qu’on ne supporte pas d’attendre un peu pour avoir mieux.

Les achats "chocolats" sont ceux qui, comme le sucre, calment une envie inopinée mais n’ont rien à voir avec du plaisir longue durée. C’est une sorte de drogue qui calme la fièvre acheteuse temporairement. Dès que l’objet se vide de son attrait lié à la nouveauté, il devient encombrant et la fièvre ressurgit.

Mes garde-fous sont donc :
- une liste des 30 jours (selon une idée adaptée d’Elaine Saint James dans le livre VIVRE SIMPLEMENT) : elle consiste à consigner toutes les envies sur un papier, d’inscrire son prix et aussi le nombre d’heures de travail que ça représente à votre salaire horaire . Si au bout de 30 jours, vous considérez que votre envie est durable et que l’objet vaut cette part de salaire, vous pouvez vous l’acheter. Mais il y a fort à parier que l’envie sera déjà passée.

- un moratoire sur les achats pendant un mois. Cela consiste à ne rien acheter d’autre que l’alimentaire et ce qui sert à faire tourner la maison (lessive, ...) . D’abord pendant une semaine, puis deux si possible.je note donc absolument tout ce qui m’aurait fait envie et pour lesquels d’ordinaire j’aurais probablement craqué. Au fur et à mesure que la liste s’allonge, je calcule l’argent que j’économise en n’achetant pas ces produits. Argent que je pourrai consacrer à des achats pour un réel mieux-vivre (ou mieux-être).

- Quand j’ai une poussée de fièvre acheteuse, je me branche une demi-heure sur la télé achat. De voir tous ces magnifiques objets révolutionnaires que je ne posséderai pas , je me sens comme un super héros des temps modernes , marchant résolument à contre-courant, parfaitement maître de ma volonté et de mes décisions,insensible à toute cette pub qui vous bouffe la vie. Me réjouir de ce que je possède déjà et m’en contenter.Garder mon énergie et mes ressources pour des choses qui en valent vraiment la peine. Me réjouir de ne pas avoir !