LES AMIS DE LA TERRE-Belgique, en collaboration avec APERE, GRAPPE et NATURE & PROGRÈS entament une procédure en justice contre l’État belge afin d’empêcher la prolongation de la durée de fonctionnement des trois plus anciennes centrales nucléaires du pays (Doel 1 et 2, Tihange 1).

En vertu de la loi du 31 janvier 2003, l’État belge est engagé dans une sortie progressive de l’énergie nucléaire : plus aucune nouvelle centrale ne peut être créée et les centrales existantes doivent être démantelées après 40 ans de fonctionnement au maximum.

Lors de sa déclaration gouvernementale du 13 octobre 2009 à la Chambre des Représentants, le Premier Ministre Herman Van Rompuy a annoncé que le gouvernement avait décidé de prolonger de dix ans la vie des trois plus vieilles centrales. Cela conduirait à laisser ces trois centrales en activité jusqu’en 2025.

Par la suite, le Premier Ministre et le Ministre de l’Énergie, Paul Magnette signaient un protocole d’accord avec GDF Suez (J.P Hansen et Gérard Mestrallet) le 22 octobre 2009. Selon leurs déclarations, le gouvernement fédéral s’engage à prendre les dispositions juridiques nécessaires afin d’assurer le prolongement de la durée d’exploitation de ces trois centrales pour une période de 10 ans.

Ce protocole est totalement illégal et il doit être déclaré nul ; le CREG (Comité de régulation du Gaz et de l’Électricité) a abouti aux mêmes conclusions que les associations sur base d’un long rapport très détaillé.

Outre le caractère illégal du protocole, l’argumentation de notre gouvernement fédéral est mise en défaut sur tous les points :

- Contrairement aux dires de notre Ministre de l’Énergie, la sécurité d’approvisionnement en électricité du pays n’est absolument pas menacée, à l’échéance 2015, par le respect du calendrier de sortie du nucléaire adopté en 2003

- La sécurité de la population en revanche est fortement mise en péril, les vieilles centrales étant potentiellement bien plus dangereuses

- La lutte contre le réchauffement climatique dépend d’une politique d’économie d’énergie, de lutte contre le gaspillage et de développement des énergies renouvelables et non de la prolongation d’installations de plus en plus vétustes (voir le texte joint pour une argumentation plus détaillée )

- L’État belge ne peut passer au-dessus de la loi qu’il a lui-même votée en 2003, ni céder aux intérêts privés de groupes industriels et de leurs actionnaires au détriment du bien-être et de la sécurité de la population.

La seule porte de sortie du gouvernement serait de passer en force et de faire voter, dans la précipitation, une nouvelle loi par le Parlement. Dans ce cas, les associations développeront une campagne plus large afin d’informer et de sensibiliser à la fois le public et les parlementaires.

La population sera fortement mise en péril par des centrales dont la durée de fonctionnement serait prolongée au-delà de 40 ans.
Les quatre associations actuellement associées proposent de lutter de façon large et déterminée. Pour ce faire, elles auront besoin de moyens financiers car ces actions en justice pourraient atteindre un coup global estimé à 10.000 euros.

A cette fin, un appel à don est lancé auprès de toutes celles, de tous ceux qui soutiennent cette action. Tout don égal ou supérieur à 30 euros bénéficiera d’une attestation fiscale envoyée en février 2011.

Merci de verser votre contribution au compte TRIODOS : BE32-523-0800271-96 des Amis de la Terre avec la mention « Don-action nucléaire ».

Lisez aussi le communiqué de presse : "La décision de prolongation de nos vieilles centrales nucléaires doit être annulée."

Lisez l’article d’Ezio Gandin publié en février 2010 : "Face aux changements climatiques, l’illusion dangereuse du nucléaire"