Avec Énergie Commune et RCR², nous lançons une initiative citoyenne inédite : soumettre au Parlement wallon une question sur le soutien aux pratiques de partage et de communs. 2 000 signatures suffisent pour que la démocratie s’enclenche.
Un outil démocratique à portée de main
Peu de Belges le savent, mais depuis 2020, l’article 130 bis du règlement du Parlement wallon permet à tout citoyen ou toute citoyenne de soumettre une suggestion aux élu·e·s. La condition ? Récolter 2 000 signatures. Une fois ce seuil atteint, une commission délibérative composée de 30 citoyens tirés au sort et de 10 député·e·s se réunit pour en débattre.
Cet outil, jusqu’ici très peu utilisé, commence à susciter l’intérêt d’acteurs de la société civile. C’est pourquoi nous avons décidé, avec Énergie Commune et RCR², de nous en emparer pour poser une question aussi simple qu’urgente : comment la Région wallonne peut-elle soutenir et faciliter les initiatives citoyennes de partage et de communs ?
Une société d’objets, mais de moins en moins de liens
Notre modèle économique repose sur la possession individuelle. Chacun sa voiture, chacun ses appareils, chacun son chez-soi. Résultat : nous vivons entourés d’objets sous-utilisés, pendant que les liens sociaux s’effritent et que la pauvreté touche encore plus d’un Belge sur six.
Partager : un acte écologique, social et démocratique
Mutualiser les objets du quotidien, c’est réduire notre empreinte écologique, diminuer les coûts pour les ménages et créer des emplois locaux non délocalisables. C’est aussi recréer des espaces de décision collective, là où le marché nous réduit trop souvent à de simples consommateurs et consommatrices passif·ve·s.
Mais ces initiatives citoyennes (potagers collectifs, bibliothèques d’objets, repair cafés, habitats groupés) peinent à exister dans un système conçu pour la consommation individuelle. Elles reposent sur des bénévoles, évoluent dans des cadres réglementaires inadaptés, et font face à la concurrence de plateformes privées qui marchandisent l’idée même du partage.
Ce que nous demandons à la Wallonie
Nous appelons à un engagement fort des pouvoirs publics : un cadre réglementaire qui soutient les initiatives auto-organisées, des financements fléchés vers les projets à gouvernance démocratique, et une formation citoyenne pour que chacun·e puisse porter des projets transformatifs.
Toi aussi tu veux redonner de la place au partage dans une société qui mise tout sur l’individu ? 2 000 signatures suffisent pour que ça change.

