Les Amis de la Terre estiment que le nouveau cadre mondial pour la biodiversité « n’est pas adapté à son objectif »

Montréal – Le nouveau cadre mondial pour la biodiversité (GBF) annoncé lundi ne parvient pas à jeter les bases du changement transformationnel nécessaire pour résoudre la crise de la biodiversité.

Communiqué de presse
Lundi 19 décembre 2022

La présidence chinoise a adopté le texte malgré l’opposition claire de la République démocratique du Congo, ignorant un processus que le président de la COP15 avait lui-même défini.

Les Amis de la Terre International sont profondément préoccupés par la manière dont le GBF a été adopté. La fédération environnementale avertit que la mainmise des entreprises sur la Convention sur la diversité biologique (CDB) a bloqué les voies menant au changement de système nécessaire pour protéger la biodiversité.

« Le texte ne prévoit aucune réglementation pour les entreprises et promeut au contraire des mesures d’écoblanchiment telles que les « solutions fondées sur la nature », qui permettent de compenser la destruction de l’environnement », explique Nele Marien, coordinatrice de Forêts et Biodiversité.

Le nouveau GBF n’arrête pas l’avancée destructrice de l’agrobusiness, principal moteur de la perte de biodiversité. Au contraire, il promeut l’agrobusiness à travers des concepts tels que « l’intensification durable » et « l’innovation ».

Hemantha Withanage, président des Amis de la Terre International, déclare :

« Nous nous réjouissons que le nouveau cadre de protection de la biodiversité ne mentionne pas « Nature Positive« , l’une des mesures d’écoblanchiment proposées qui ouvrait de nouvelles possibilités de compenser la destruction de la biodiversité, plutôt que de l’arrêter. Cependant, les mêmes idées sont toujours présentes de manière implicite. Il y a également des références problématiques aux compensations et aux crédits de biodiversité. »

« Heureusement, le texte reconnaît les défenseurs de l’environnement, et il y a une reconnaissance des territoires autochtones et traditionnels. Cependant, il est dommage que le document ne les reconnaisse pas comme une catégorie spécifique pour la réalisation de l’objectif sur les zones protégées. »

Les Amis de la Terre International continueront à travailler aux côtés des communautés locales du monde entier et des peuples autochtones, qui construisent le changement de système dont nous avons besoin pour protéger la biodiversité.

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