Les grandes entreprises de produits chimiques et de semences veulent pousser de nouveaux organismes génétiquement modifiés (OGM) sur le marché, forçant des aliments génétiquement modifiés dans nos champs et nos assiettes sans que nous le sachions. Nous devons agir rapidement !

Historique

A la fin des années 90, les industries de la biotechnologie, souvent productrices de pesticides, ont voulu faire la promotion en agriculture des OGM décrits comme “produits miracles” pour réduire la faim dans le monde et l’utilisation de pesticides. De nombreux débats s’ensuivirent et une directive européenne fut adoptée en 2001 pour cadrer la dispersion de ces OGM dans l’environnement.

Après 20 ans d’utilisation, Nature & Progrès constate que les OGM n’ont rien apporté à l’agriculture si ce n’est une dépendance accrue aux pesticides.

Que se passe-t-il actuellement ?

À l’heure actuelle, le sujet est remis de plus belle sur la table par les partisans des nouveaux OGM. 

Ces OGM nouveaux sont produits par des techniques nouvelles qui seraient parfaitement maîtrisées et ils seraient encore plus miraculeux que les anciens.

Depuis environ 3 ans, la Commission européenne est l’objet d’un intense lobbying des multinationales agrochimiques et à la fois semencières qui désirent déréglementer les nouveaux OGM dont elles possèdent et posséderont les brevets. En conséquence, la Commission a affiché son intention de retirer ceux-ci (technologies d’édition du génome et cisgénèse) du cadre de la Directive 2001/18/CE relative à la dissémination volontaire d’organismes génétiquement modifiés dans l’environnement. Cela signifierait que les nouveaux OGM ne seraient plus soumis, avant leur mise sur le marché, à une analyse de risques pour la santé et l’environnement et que la traçabilité et l’étiquetage des produits OGM ne seraient plus obligatoirement requis.

Exclure les nouveaux OGM de la réglementation actuelle sur les OGM empêcherait les agriculteurs, les producteurs de denrées alimentaires, les détaillants et les citoyens d’opter pour des choix sans OGM. Nous avons le droit de décider ce que nous mangeons et cultivons dans nos champs !

En octobre 2021, les citoyens européens ont eu l’occasion de participer à une consultation organisée par la Commission européenne. Ils ont pu exprimer leurs objections à la proposition de la Commission visant à exempter les nouveaux OGM de la Directive existante 2001/18. Vous avez été 70.000 en Europe et 3.000 en Belgique à donner votre avis.

La publication par la Commission d’une proposition de législation nouvelle est prévue pour le second trimestre 2023.

Nous devons agir rapidement !

Quelles sont les actions en cours ?

  • Pétition européenne

Afin que les citoyens de l’UE puissent exprimer mieux et plus facilement leur opinion, une coalition d’organisations de l’Europe entière, dont Les Amis de la Terre Europe, Nature & Progrès et Inter-Environnement Wallonie, a décidé d’organiser une pétition dans divers États membres. Les résultats de cette pétition seront rendus publics après la fin de la période de consultation, au niveau national comme au niveau européen.

  • Campagne belge

En tant que citoyen·ne engagé·e, participez à la campagne ce Nature & Progrès et écrivez au Ministre de votre choix. Pour ce faire, téléchargez ce courrier pré-rempli. Il fait état de manière résumée de la situation des nouveaux OGM et de la nécessité les garder sous la Directive 2001/18. Imprimez-le, adressez-le au·à la Ministre sélectionné·e (voir liste et adresses) et postez-le ou déposez-le dans les bureaux de Nature & Progrès. Merci de tenir Nature & Progrès informés de la réponse reçue.

En savoir plus :

Vous trouverez sur le site de Nature & Progrès notamment :

  • Des informations vulgarisées sur les nouveaux OGM, technologies et leurs risques relatifs : brochure vulgarisée & arguments pour une réglementation stricte
  • Des exemples concrets de risques avérés et potentiels liés aux nouveaux OGM
  • Une critique d’un « document de travail » publié en avril 2021, effectué par la direction générale de la Santé de la Commission européenne, par lequel les auteurs estiment que la réglementation européenne sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) est « inadaptée ».
  • Les stratégies développées par des grosses entreprises pour prendre le contrôle de notre alimentation Document 1 et Document 2
  • Les arguments selon lesquels les OGM issus des technologies d’édition du génome ne constituent pas une solution pour les changements climatiques. Les alternatives offertes par l’agriculture biologique et l’agrobiologie y sont également présentées. Document 1 et Document 2
  • Leurs courriers aux ministres compétents depuis juin 2020 et leurs réponses : voir onglet « Nos dernières actions » en bas de la page Nouveaux OGM.

Tous les liens mentionnés ci-dessus ont également servis comme source pour l’écriture de cet article.

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