, par Maxime Calay

Introduction

Madame, Monsieur,

Veuillez prendre connaissance du communiqué ci-joint, concernant les projets vignobles à Liège.

En plus des demandes spécifiques à la santé des citoyens et des abeilles dont nous dépendons, nous insistons sur le fait qu’aucune collaboration n’existe entre Vranken-Pommery et Vin de Liège concernant la culture de la vigne en tant que telle, et soulignons dès lors l’importance de de communiquer de manière à éviter toute confusion entre les projets « Vranken-Pommery » et « Vin de Liège » qui sont diamétralement opposés tant par leur méthode que par leur finalité (voir la page « état des lieux » pour plus d’informations).

Nous attirons votre attention plus particulièrement au travail d’historique et d’analyse que nous effectuons sur le sujet et qui se trouve en ligne à l’adresse : http://www.amisdelaterre.be/coteaux-liege/

Nous invitons les différentes parties à compléter notre dossier et à y réagir si elles le souhaitent, la finalité étant de fournir aux citoyens un aperçu de la problématique se rapprochant le plus possible de la réalité.

Nous invitons également les communes avoisinantes à rester vigilantes à propos des conséquences sanitaires et environnementales qui découleraient d’une exploitation vignoble conventionnelle non biologique sur les coteaux mosans.

Nous restons bien entendu à votre disposition pour toute question complémentaire, et vous tiendrons informés de l’évolution du dossier.

Nous vous remercions pour la suite favorable que vous réserverez à cette information.

Communiqué

Les Coteaux de la Citadelle de Liège, véritable poumon vert de la Ville, constituent un lieu
privilégié au sein duquel la biodiversité est importante et naturellement préservée depuis des
années. Une faune et une flore diversifiées typiques des milieux champêtres et forestiers se sont
installées à deux pas du centre historique de la ville. Aujourd’hui, les Coteaux sont menacés par
un projet de vignoble qui s’étendrait sur trois terrains différents (3-4 ha de cultures) et qui
servirait de vitrine à un vaste aménagement dans la vallée mosane (120 ha).

De nombreux apiculteurs amateurs sont actifs sur les Coteaux, et comme partout ailleurs en
Belgique et dans le monde, ils luttent pour préserver les abeilles qui sont en déclin. Ce phénomène
de disparition des colonies est dû, notamment, à l’emploi de pesticides et autres substances
toxiques1, tant par le particulier que l’agriculteur, mais aussi à la perte de biodiversité. Ces deux
facteurs sont réunis avec l’arrivée de monocultures conventionnelles, qu’elles soient
« raisonnées » ou non.

La plupart des plantes, pour produire des graines qui leur permettent ensuite de redevenir des
plantes, doivent être « fécondées ». Les abeilles, se nourrissant du nectar présent dans ces fleurs,
se chargent de pollen en butinant, et le transmettent de fleur en fleur malgré elles. Elles
permettent ainsi cette fécondation indispensable à la reproduction. La disparition des abeilles et
des insectes pollinisateurs est tragique, car environ 80% de nos fruits et légumes en dépendent !

L’abeille joue un rôle de sentinelle de l’environnement au sein de l’écosystème. A ce jour, les
apiculteurs constatent que les ruches se portent mieux en ville qu’à la campagne. En effet, les villes
sont davantage préservées de l’usage des pesticides. Il en va de même pour les Coteaux de Liège.

Afin de préserver cette nature en ville, nos abeilles et la pollinisation indispensable à notre
alimentation,
Afin de respecter la santé des riverains, et de toute personne côtoyant ce type d’exploitation :

Les Amis de la Terre demandent aux Filles de la Croix et à l’Evêché de prendre prioritairement en
considération les impacts sanitaires, environnementaux et sociétaux des projets qui seraient
menés sur leurs terrains par l’acquéreur ou le locataire, et de refuser tout projet qui nécessiterait
l’emploi de pesticides ou autres produits phytosanitaires.

Les Amis de la Terre demandent à la Ville de Liège de respecter ses engagements antérieurs et de
suivre le plan Maya qu’elle a signé le 2 mai dernier. Nous lui demandons ainsi de tout mettre en
oeuvre pour la sauvegarde des abeilles et la santé de ses citoyens, à commencer par le refus de
tout projet réduisant la biodiversité et/ou nécessitant l’emploi de pesticides ou autres produits
phytosanitaires, qu’il soit viticole ou agricole, sur l’entièreté de son territoire, et plus
particulièrement le projet Vranken-Pommery dans la mesure où il ne présente pas à ce jour les
garanties sanitaires et environnementales indispensables.

Enfin, les Amis de la Terre demandent à la Région Wallonne de refuser toute demande de
modification ou de révision d’un plan de secteur qui n’irait pas dans ce sens, et de refuser de
soutenir tout futur projet sur l’ensemble de la région, également selon les mêmes critères.