OGM : Manifestation de soutien aux faucheurs

Photo : Friends of the Earth Europe

  • mardi 8 mai 2012 à 08h30 (Mai 2012)
  • Didier Brick 0497/82.63.83 - liege[at]amisdelaterre.be
  • Compte rendu: http://www.rtbf.be/info/media/video_termonde-proces-anti-ogm-volontaires-pour-comparaitre?id=1727205&mediaset=rtbfinfo--belgique&type=video

Bannière OGM : obligation d'un grouvernement manipulé

Les associations qui manifestent se retrouvent à 8h30 au tribunal de Dendermonde où le procès s’ouvre à 9h, Place de la Justice (Justitieplein).

Retrouvez-nous aux gares de :

  • Liège-Guillemins pour prendre le train de 6h08 vers Bruxelles-Nord.
  • Namur pour prendre le train de 6h20 vers Bruxelles-Nord.

Nous prenons ensemble le train de Bruxelles-Nord à 7h30 pour arriver à la gare de Dendermonde-Termonde à 7h53 (second point de rendez-vous pour les autres provinces).

... puis 20 minutes de marche pour arriver au lieu de rendez-vous, souhaité à 8h30.

  • Retour vers Liège les heures 07 via Bxl-Nord, 17 via Leuven, 37 via Bxl-Nord
  • Retour vers Namur les heures 07 via Bxl-Nord.

Toutes les régionales et autres associations sont invitées à nous rejoindre. Nous retrouverons sur place nos amis de Friends of the Earth Vlanderen.

Contexte

L’année dernière quelques 500 paysan-ne-s, consommateurs-trices, universitaires et représentant(e)s de la société civile ont participé à l’échange public et annoncé de pommes de terre, à Wetteren (voir la vidéo : http://vimeo.com/27854712).

Les patates ont été arrachées mais très vite replantées avec l’intervention financière du gouvernement flamand. Cette action a lancé un questionnement important : Avons-nous vraiment besoin d’OGM ou s’agit-il plutôt d’optimiser les bénéfices des sociétés agro-industrielles ?

11 participants présumés à l’action sont maintenant poursuivis. Le 8 mai, le procès commence à Termonde, les Amis de la Terre se mobilisent !

Pourquoi les Amis de la Terre s’opposent-ils aux OGM ?

OGM, organismes génétiquement manipulés, un sigle souvent entendu, mais sait-on ce qui se cache derrière ?

Pour faire simple, on franchit la barrière de la reproduction entre espèces. On dote un organisme d’un caractère que la fécondation naturelle ne pourra jamais lui apporter. Par exemple, pour cultiver des tomates dans le Nord de l’Europe, on leur intègre un gène de résistance au froid prélevé sur le saumon. Génial et pratique ! Et pourtant …

Ce sont les sociétés (Monsanto, BASF, Syngenta, …) qui développent ces organismes qui effectuent elles-mêmes les études qui prouvent qu’ils ne présentent aucun danger pour l’environnement et notre santé. Et les tests liés à notre alimentation ne sont réalisés que sur une durée de trois mois, c’est-à-dire sans le recul suffisant.

Au niveau humain, on craint des risques d’allergies et des études rapportent des effets négatifs sur le foie et les reins. De plus, la « construction » en laboratoire d’un OGM nécessite qu’on le dote d’un gène de résistance à un antibiotique. Quelles peuvent être les conséquences sanitaires liées à la dispersion incontrôlée de ces gènes et à leur risque de transfert à des bactéries ?

Pour l’environnement, le risque est grand de voir ces OGM contaminer des espèces voisines via le transfert de pollen par le vent ou les insectes. Au Mexique, les paysans assistent à la disparition de leurs anciennes variétés traditionnelles de maïs, leur aliment de base, par contamination avec les maïs génétiquement modifiés.

Les OGM, c’est aussi la perte de liberté des paysans qui, une fois tombés dans le panneau, sont contraints d’acheter « le package graines + produits de traitements » chaque année à la multinationale qui les tient ainsi pieds et poings liés. En Inde, ils sont des milliers à se suicider chaque année, criblés de dettes.

En résumé, les OGM constituent un nouveau leurre de l’agriculture moderne. Leur unique objectif est de rapporter davantage encore à une poignée de riches actionnaires, faisant fi des retombées sanitaires, sociales et environnementales.

La Belgique aussi est menacée !

Courtisés sans doute par de puissants lobbies, dans une décision collégiale, les ministres Sabine Laruelle (Agriculture) et Laurette Onkelinx (Santé), ainsi que le secrétaire d’État Melchior Wathelet (Environnement) viennent d’autoriser, sans tenir compte des avis scientifiques et en se moquant des inquiétudes fondées des citoyens, un essai en champ pour trois ans avec du maïs génétiquement modifié.

Pourtant, le 16 mars dernier, le Conseil de Biosécurité, qui par le passé a souvent donné des avis favorables aux OGM, a émis d’importantes réserves quant au sérieux du dossier scientifique et agronomique de cet essai.