, par Maxime Calay

Que ça soit du côté des promoteurs comme du côté de l’opposition, toutes sortes de préjugés et de croyances circulent.

Le terrain des Filles de la Croix est mort

Propos régulièrement entretenu de la part de M. Firket, Échevin de l’Environnement, justifiant ainsi ce désir d’affecter le terrain à un autre objet que la vie sauvage.

Le Terrain des Filles de la Croix semble mort, ou du moins une partie : certains fruitiers récemment plantés n’ont visiblement pas pris, quelques arbres sont morts, certains dressés vers le ciel tandis que d’autres sont allongés au sol.

Pourtant, ce terrain est probablement une des parties des Coteaux les plus riches en biodiversité, notamment grâce à la présence de ce bois mort, mais aussi des moutons qui y pâturent paisiblement. Une petite visite avec un naturaliste vous en convaincra rapidement !

La prairie des Filles de la Croix

Informations recueillies par la Région Wallonne - http://biodiversite.wallonie.be/fr/1886-coteaux-de-la-citadelle.html?IDD=251660021&IDC=1881#details

Avec la Ferme Fabry, cette prairie est l’un des secteurs les plus attractifs des coteaux, tant sur le plan paysager qu’au niveau biologique.

La strate herbacée est assez riche en espèces avec notamment Dactylis glomerata, Carduus crispus, Agrostis capillaris, Festuca rubra, Achillea millefolium, Arrhenatherum elatius, Crepis capillaris, Trifolium pratense, Vicia sepium, Hypericum perforatum, Cirsium arvense, Verbascum thapsus, Carex muricata subsp. lamprocarpa, Plantago lanceolata, Daucus carota, Avenula pubescens, etc. La présence d’Avenula pubescens, l’avoine pubescente, et de Carex muricata, la laîche de Paira, est intéressante à souligner car ces deux espèces thermophiles sont peu communes dans la région liégeoise.

Cette prairie est régulièrement parcourue par un troupeau itinérant de moutons dont le pâturage extensif participe à l’hétérogénéité du tapis végétal.

Localement, on assiste à une colonisation arbustive parfois assez active par Crataegus monogyna, Rosa canina, Fraxinus excelsior, Rubus sp., Clematis vitalba, etc.

Le site comporte également plusieurs dizaines d’arbres fruitiers vieillisants ou mourants, très attractifs pour l’avifaune cavernicole ainsi que pour divers insectes saproxyliques très spécialisés (notamment cétoines, élatérides du genre Ampedus et certains Anthocoridae dont le rare Dufouriellus ater).

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