, par Geneviève Adam

En Flandre, une demande d’autorisation pour un permis d’exploration du gaz de houille a été soumise au gouvernement flamand, par Limburgse Reconversie Maatschappij (LRM,, une agence d’investissement du gouvernement flamand). Avec DART Energy, une entreprise Australienne, elle dispose d’un budget de 10 millions d’euros pour évaluer la rentabilité d’extraire le gaz de houille.

Pour les Amis de la Terre, la réponse est clairement NON ! Nous ne voulons pas d’une nouvelle génération de gaz non conventionnel, nous voulons des énergies renouvelables gérées par la communauté. Pas besoin de faire des tests coûteux, nous savons déjà que, d’après les expériences aux États-Unis et en Australie, ce type d’extraction a des conséquences graves pour l’environnement et la santé publique. Nous n’en voulons pas - Stop Steenkoolgas ! www.stopsteenkoolgas.be.

Gaz d’houille, gaz de schiste, ça devient compliqué ! C’est du gaz sois-disant « naturel », c’est juste qu’il se trouve dans des couches géologiques différentes (couche de charbon, rocher de schiste) et qu’il faut des techniques nouvelles et controversées pour l’extraire. Celles-ci sont à peu près pareilles dans les deux cas, forages profonds verticaux et horizontaux, suivi du fracking, sauf que pour le gaz de charbon le fracking n’est pas toujours nécessaire (mais il faut par contre extraire des quantités énormes d’eau très polluée pour faire sortir le gaz).

Si vous regardez une carte de la Belgique, les réserves des deux se trouvent à peu près partout :

Répartition des ressources en gaz non conventionnel en Europe

Infographie provenant du rapport "Golden rules for a golden age of gas"

Mais cela ne veut pas dire que toutes ces réserves sont accessibles ou rentables. Au contraire, ce sont des estimations du géologiquement possible dans le meilleur des cas.

Plus d’infos sur www.stopsteenkoolgas.be