, par Marcel Guillaume

Copie d’un article paru dans le courrier des lecteurs du journal " Vers l’Avenir "

Il faut sauver le parc Léopold !

En réponse à l’article d’un citoyen Vedrinois paru dans cette rubrique le samedi 4 janvier mais avec le respect du à toute opinion même divergente de la mienne, je voudrais revenir, le temps de quelques lignes sur les arguments exposés dans cet article intitulé " Le square Léopold à Namur : allons de l’avant ".

J’affirme sans nuances que l’état de ce parc tel que décrit dans l’article est voulu par les autorités communales et relève de la pure manipulation afin d’en justifier plus aisément l’éradication !

Sinon,

comment expliquer cette zone de non-droit où les véhicules en stationnement illégal à longueur de journée bénéficient d’une impunité totale,

comment expliquer que le service des espaces verts si performant sur le territoire de la ville n’y applique pas là les mêmes traitements d’embellissement

comment expliquer que les poubelles y débordent plus qu’ailleurs, que les parterres fleuris n’y aient pas droit de cité, que les pelouses n’y soient pas entretenues ou ressemées si nécessaire ……etc.

comment expliquer les millions d’euros investis dans d’autres lieux de la ville et la règle de délabrement volontaire appliquée à cet espace

Et si d’aventure, vous aviez quelques reproches à y ajouter en termes de fréquentation et de manque de sécurité, est-il besoin de rappeler que la responsabilité n’incombe pas aux arbres mais à l’éducation des hommes et à la négligence coupable des autorités qui travaillent aujourd’hui à le faire disparaître.

La solution, à vous entendre, serait d’éliminer ce parc et d’en faire disparaître tous les arbres.

Et accepter de laisser disparaître le dernier espace public arboré de l’hyper centre ville, accepter de livrer ce patrimoine public commun à des intérêts privés, accepter de rejeter sur les trottoirs ceux qui y trouvent un lieu de repos entre les achats ou l’arrivée d’un transport en commun, accepter une ville sans arbres et sans âme, accepter que disparaisse le dernier endroit où les enfants peuvent encore s’éloigner de leurs parents sans danger …….etc.

Ce parc, au-delà de l’irremplaçable qualité de ses arbres, peut et doit redevenir un espace de vie et une respiration pour cette ville.

La récolte des signatures pour la demande d’une consultation populaire sur l’avenir de cet endroit prouvera – si cela s’avère encore nécessaire – à quel point la majorité des Namurois est attachée à ce parc et demande avec insistance que soient prises en considération les alternatives existantes permettant à la fois sa préservation et l’augmentation de l’attractivité de notre ville.

Rappelons également que la fermeture des commerces en bordure du parc ne répond pas à un manque de rentabilité de ceux-ci mais sont imputables à un non-renouvellement des baux commerciaux en vue de la démolition du bâtiment.

On ne construit pas une ville sans ses citoyens et cette consultation populaire se veut aussi leçon de démocratie participative.

Marcel Guillaume