[Manifestation anti-nucléaire]

Photo : Friends of the Earth Europe

Mars 2011 : Fukushima !
Chez nous : Réacteurs vieillissants, cuves fissurées, sabotages, survols de drones...
Demain : Doel ou Tihange ?

Un accident grave obligerait à évacuer des millions de personnes...
Et rendrait la moitié de la Belgique inhabitable... pour des milliers d’années !

Face au lobby électro-nucléaire et à la passivité complice de nos politiciens...
Pour notre sécurité et celle de nos enfants...
Nous devons agir !

Rendez-vous le dimanche 15.03.2015, à 14h, à Huy

Bloquez déjà la date dans vos agendas...

Venez nombreux ! :-)

Ci-dessous, un communiqué de presse concernant l’arrêt de Doel 1 le 15 février :

Dimanche 15 février, le réacteur de Doel 1 sera débranché du réseau comme prévu par la loi de sortie du nucléaire de 2003, la fameuse loi Deleuze. Il s’agit du troisième réacteur de production arrêté et d’une troisième victoire pour le mouvement antinucléaire belge. C’est déjà sous la pression de ce mouvement que les réacteurs de Tihange 2 et Doel 3 furent deux fois arrêtés, et sont encore à l’arrêt aujourd’hui.
Les sceptiques diront que ces réacteurs auraient été arrêtés, mouvement antinucléaire ou non. Malheureusement, cette analyse n’est pas vraie. Si les décideurs, politiques et économiques, faisaient preuve de bon sens ou s’ils tenaient compte de l’opinion publique, tous les réacteurs du monde auraient été arrêtés après la catastrophe de Three Mile Island (1979). Sinon, après la catastrophe de Tchernobyl (1986). Sinon après celle de Fukushima (11 mars 2011). Trois catastrophes en 32 années : en moyenne une catastrophe tous les onze ans pour environ 400 réacteurs en exploitation. Quand et où aura lieu la catastrophe suivante ?
Chaque jour d’inactivité d’un réacteur nucléaire diminue le risque d’accident. Chaque jour d’inactivité d’un réacteur diminue d’autant la masse de déchets nucléaires. Chaque jour d’arrêt est une petite victoire de notre mouvement sur les puissances économiques et sur la caste politique. Parce que chaque jour qu’un réacteur est à l’arrêt coute aussi un million de bénéfice perdu (sic : €1.000.000) à l’exploitant d’un réacteur tel que Tihange 2 ; un demi-million pour Doel 1. Ce chiffre permet de mieux comprendre pourquoi la loi de sortie du nucléaire a été remise en cause par le gouvernement Di Rupo, plus particulièrement par la ministre Milquet et par son secrétaire d’état Wathelet et est encore remise en cause par l’actuel gouvernement Michel et plus particulièrement la ministre Marghem.

L’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) ne joue absolument pas son rôle. L’avis de redémarrage de Tihange 2 et de Doel 3 qu’elle a délivré a été démenti de façon cinglante par la deuxième mise à l’arrêt de ces deux réacteurs dont la cuve est affaiblie par des milliers de fissures. L’AFCN se dérobe aux critiques par retention nombreuses informations, en refusant de répondre à de nombreuses questions, dont celles de « l’Aachener Aktionsbündnis gegen Atomenergie » et même à des demandes d’informations d’un membre de son propre conseil d’administration, Kristof Calvo ! Cette agence, dont des traités exigent l’indépendance par rapport aux exploitants, est dirigée par Jan Bens, qui a longtemps été un cadre dirigeant d’Electrabel*.

Par élimination, il ne reste que le mouvement antinucléaire, dans toutes ses composantes, qui s’est engagé en faveur de la fermeture des trois réacteurs et qui est donc aujourd’hui le vainqueur de ces trois matchs. Mais gagner trois matchs ne suffit pas pour gagner le championnat. Ces trois victoires sont provisoires. Nous avons appris que même une loi signée par une large coalition gouvernementale, que même des dizaines d’années de lobbying, d’information et de conscientisation du public, d’actions d’éclat réussies ne suffisent pas pour sortir la Belgique du nucléaire. Ce gouvernement est en train de rédiger une nouvelle loi qui permettra le redémarrage de Doel 1, pendant qu’Electrabel est en train de triturer les résultats des tests constatant les milliers de fissures de Tihange 2 et Doel 3, dont le nombre vient d’augmenter de 60% ! -pour obtenir le redémarrage de ces deux réacteurs dont les cuves sont profondément endommagées. Ce gouvernement a même inscrit un possible 8° réacteur nucléaire dans son programme !

Seul un mouvement de masse solide et persistant pourra forcer la sortie du nucléaire. Le pas suivant vers la construction de ce mouvement pacifique, créatif et déterminé se fera à Tihange le dimanche 15/3/2015. Soyons nombreux pour marcher de Huy à Tihange !

*http://www.joellemilquet.be/wp-content/uploads/2012/11/cv_jan_bens1.pdf

www.stop-tihange.org