Photo : Friends of the Earth Europe

La baisse de la qualité des objets qui nous entourent, la réduction de la durée de vie des équipements électroniques qui nous accompagnent peuvent être un choix délibéré de l’entreprise qui les produit pour augmenter leur « circulation » dans un marché saturé et développer ainsi sa production. Cette obsolescence technique instituée par un cartel d’entreprises, dans le plus grand secret, lors de la grande crise des années 1930 aux USA, s’est progressivement généralisée dans pratiquement tous les secteurs de production de biens matériels sous des formes diverses.

La publicité omniprésente dans notre société est aujourd’hui à l’origine d’une autre obsolescence peut-être encore plus importante : l’obsolescence psychologique. Celle qui fait que de manière volontaire nous décidons de la fin de vie d’un objet alors qu’il est toujours en parfait état.

Les récentes lois en France comme les réflexions en cours au niveau européen vont-elles sonner le glas de l’obsolescence programmée ? Est-ce que notre économie de croissance pourrait se poursuivre sans obsolescence programmée ?

Ezio Gandin est l’orateur du jour. Il est interpellé, depuis plusieurs années, par cette obsolescence programmée. Autant par l’obsolescence technique en tant que spécialiste des matériaux, bricoleur et écologiste que par l’obsolescence psychologique en tant que simplicitaire questionnant régulièrement ses besoins et désirs de consommation.