Photo : Huard

A l’appel du Collectif Qui vole qui ? et s’inscrivant dans le cadre d’un appel international qui invite « des citoyen.ne.s à réquisitionner 196 chaises d’ici à la COP 21, dans les agences des banques les plus implantées dans les paradis fiscaux », une soixantaine de personnes ont réquisitionné ce matin du mobilier des agences de Belfius, ING et BNP Paribas­Fortis Place Flagey à Bruxelles.

Communiqué de presse du 17/11/2015

Où est passé l’argent pour la transition écologique ? …

Ce n’est clairement pas ce genre de questions que vont se poser les dirigeants et autres experts réunis en décembre à la COP 21 à Paris pour, prétendument, lutter contre les changements climatiques. Des bruxellois­e­s ont donc décidé de l’imposer à l’agenda !

S’inscrivant dans le cadre d’un appel international qui invite « des citoyen.ne.s à réquisitionner 196 chaises d’ici à la COP 21, dans les agences des banques les plus implantées dans les paradis fiscaux« , une soixantaine de personnes ont réquisitionné ce matin du mobilier des agences de Belfius, ING et BNP Paribas­Fortis Place Flagey à Bruxelles.

… Dans les paradis fiscaux :

Les banques jouent un rôle clé dans l’évasion fiscale, une pratique désastreuse qui prive la collectivité de ressources essentielles au financement des biens communs tels que l’éducation, la santé, les transports, le logement, la lutte contre les changements climatiques et la transition écologique en général. Rien qu’en Europe, les pertes liées à la fraude et à l’évasion fiscales s’élèvent à plus de 1000 milliards d’euros chaque année (selon la Commission Européenne)1.

En 2011, les groupes bancaires actifs en Belgique détenaient pas moins de 1.639 filiales dans des paradis fiscaux exotiques ou européens2.

Parmi elles, le groupe BNP Paribas qui comptait 283 filiales, le groupe KBC 1633, le groupe ING 27 et le groupe Belfiu
par l’État belge – qui en possédait 16.

… Dans les énergies fossiles :

BNP Paribas (par exemple) a annoncé mettre au rang de ses priorités le financement de la transition énergétique et fait partie des sponsors officiels de la COP 21.

Ces exercices de communication cachent le fait que ces banques soutiennent massivement les énergies fossiles (parmi d’autres activités écologiquement nuisibles, comme la déforestation).

Des faucheurs et faucheuses de chaises à Bruxelles !

Au lieu de financer notre transition écologique et sociale, les banques nous lèguent dettes et austérité. Et alors que les États belge et néerlandais possèdent4 tout ou parties de ces institutions financières, ils n’exercent absolument pas leur droit de regard sur les activités qu’elles mènent. Il est plus que temps de placer ces banques sous contrôle populaire afin de les empêcher de nous nuire et d’enfin récupérer ces outils qui doivent être au service de toutes et tous !

Pour répondre à la menace grave et imminente que représentent les négociations (ou plutôt, les tractations) sur le climat, on n’a pas fini de voir des chaises de banques se promener ! Tant que les banques ne seront pas mises au pas, tant que nos soi­disant représentants appliqueront la politique de la chaise vide lorsqu’il s’agit de prendre les décisions nécessaires au maintien de la vie, l’adage des faucheurs et faucheuses de chaises restera de mise : « On reviendra chercher le reste… »5

Le collectif qui vole qui ?