, par Hélène Braffort

Hier, après qu’un nouveau projet d’accord beaucoup trop faible ait été déposé à la conférence sur le climat, des centaines de manifestants, incluant les Amis de la Terre International ainsi que des organisations de la société civile, des syndicats et des mouvements populaires, ont lancé une vive protestation illustrant le fait que les politiciens ne parviennent pas à fournir un traité juste et équitable sur la crise climatique.

Le texte a été réduit de 48 à 29 pages, supprimant de nombreuses parties qui généraient des désaccords. Il ne montre aucun progrès sur les issues essentielles : il place la limite des 1.5 degrés en option sans aucune mesure concrète pour réduire les émissions et financer ces réductions ; il relance les marchés de carbone (achat et vente des émissions de carbone sur le marché international) alors que ceux-ci avaient été supprimés du texte la semaine passée ; les pertes et dommages sont également inscrits comme optionnels et n’engagent pas les pays riches à intervenir financièrement pour aider les réfugiés climatiques ; les Droits de l’Homme sont politisés et les pays développés semblent les utiliser pour diviser les pays émergents ; enfin, l’une des options de réduction proposées envisage la neutralité climatique, c’est à dire la dépendance aux technologies de récupération et stockage du carbone et aux compensations (marché des émissions de carbone).

Les ambitions restent donc nettement insuffisantes. Au moins 500 personnes ont spontanément établit un sit-in dans devant la salle des négociations afin de faire entendre leur désapprobation.

L’union Européenne a annoncé la formation d’une « coalition d’ambition élevée » de plus de 100 pays, incluant les États-Unis, le Mexique et de nombreux pays développés. Les Amis de la Terre répondent que pour éviter l’emballement du réchauffement climatique, nous avons besoin d’actions urgentes basées sur la responsabilité historique et la capacité d’agir de chacun, c’est à dire une approche par le partage équitable. Par conséquent, l’UE ne peut pas se cacher derrière des alliances, elle doit payer sa dette climatique par la réduction des émissions et son financement.

Pour plus d’informations :

Source : https://www.foeeurope.org/draft-paris-agreement-sparks-people-power-response

Photos : https://www.flickr.com/photos/foei et https://www.flickr.com/photos/paris-climate-conference/albums/72157662072568461

Contacts : Coordinatrice des Amis de la Terre International pour la justice climatique et l’énergie Sara Shaw : + 33 6 71 71 38 31 (jusqu’au 12 décembre) ou + 44 79 74 00 82 70 ou email sara.shaw chez foe.co.uk

Ligne média des Amis de la Terre International : +31 6 51 00 56 30 ou +33 6 07 10 45 09 (jusqu’au 12 Dec) ou email media chez foei.org