Le nucléaire émet peu de pollution. Vraiment ?

Une centrale nucléaire n’émet pas de dioxyde d’azote, pas de dioxyde de soufre, pas de phosphates ni de nitrates, pas de poussières et pas de particules fines.

Risques d’accidents
Dans ce domaine, la différence entre le nucléaire et les énergies renouvelables est tellement énorme que la comparaison frise le ridicule. En cas d’accident grave dans une centrale nucléaire, ce sont des régions aussi grandes que la Belgique entière, et donc des millions de personnes, qui sont directement concernées et qui doivent être immédiatement évacuées et ce, pour des milliers d’années. N’oublions pas que les effets de la contamination radioactive ne commencent à se faire sentir que des années après l’accident, et que les cancers et autres malformations génétiques tueront pendant des siècles et des siècles. Bien sûr, cet accroissement de mortalité pourrait être habilement noyé dans des statistiques officielles et lénifiantes. En tout cas, les effets de Tchernobyl et Fukushima sur la santé publique ne font que commencer. Par contre, les énergies renouvelables, n’ont jamais tué personne. Peut-être qu’un jour, une pale d’éolienne pourrait blesser une vache dans un champ ? Mais ce n’est encore jamais arrivé.

Il faut tenir compte de l’ensemble du cycle nucléaire.
L’extraction, le raffinage et l’enrichissement de l’Uranium, la construction et le démantèlement des centrales nucléaires, ainsi que la gestion (stockage ou retraitement) des déchets radioactifs consomment de grandes quantités d’eau, de produits chimiques et d’énergie, et provoquent des pollutions radioactives et chimiques importantes de l’environnement.

Lors du fonctionnement normal d’une centrale nucléaire, des rejets radioactifs et chimiques se propagent dans l’environnement.
Il s’agit principalement d’effluents radioactifs et chimiques gazeux rejetés dans l’atmosphère par les hautes cheminées (à ne pas confondre avec les grosses tours de refroidissement qui, elles, ne rejettent que de la vapeur d’eau) et d’effluents radioactifs et chimiques liquides rejetés directement dans la rivière ou la mer. Il existe une (ancienne) réglementation qui limite les quantités de rejets. Mais il est établi depuis longtemps que TOUTE dose de radioactivité, aussi faible soit-elle, est dommageable pour la santé. Ces rejets contaminent non seulement les sols et les nappes phréatiques, mais aussi les fleuves, les lacs, les océans et l’air. Ils contaminent ainsi les chaînes alimentaires des animaux et des êtres humains. Ils ont des conséquences non négligeables sur la santé, ainsi qu’en atteste le nombre plus élevé de cas de leucémies et de cancers autour des centrales et centres de traitement nucléaires (par exemple La Hague en France).

En cas d’accident, les rejets peuvent prendre des proportions catastrophiques
Ces rejets nécessitent l’évacuation en urgence de millions de personnes, et la condamnation définitive de zones s’étendant sur des milliers de Km². Les régions de Tchernobyl et de Fukushima en sont, malheureusement, de flagrants exemples. En Belgique, en tenant compte de nos centrales belges, mais aussi de celles construites chez nos voisins français, quasiment aucun endroit n’est à l’abri de ce genre d’accident.