Les déchets radioactifs proviennent également des hôpitaux, des centres de recherche et des universités. Ce sont des organismes indépendants et agréés qui gèrent les déchets radioactifs et seulement 1% des déchets industriels proviennent du nucléaire.

On ne peut pas comparer les déchets nucléaires avec les autres déchets industriels
Il s’agit d’un danger totalement différent. Juste un exemple : La dose létale du Plutonium est de 1 mg (un millième de gramme) par personne. Dans un seul réacteur de Tihange, il y a des centaines de Kg de Plutonium dont la période de « demi-vie »3 est de 24.400 ans !

On ne peut pas comparer les déchets nucléaires provenant des centrales électriques avec les déchets nucléaires des hôpitaux et centres de recherche
Dans les hôpitaux et centres de recherche, on manipule des quantités minuscules (à peine quelques grammes) de matières radioactives. Dans un seul réacteur de Tihange, il y a environ 80 tonnes de matières radioactives !

Il n’y a toujours pas de solution pour les déchets radioactifs
Chaque année, plus de 8.000 tonnes de déchets radioactifs sont extraits des 440 réacteurs nucléaires (civils) du monde, et léguées aux générations futures. Le « retraitement » des déchets est un leurre et un vilain sophisme. Le « retraitement » n’est en réalité qu’une pénible et imparfaite séparation des déchets, et ce processus industriel rejette lui-même beaucoup d’effluents radioactifs liquides et gazeux. Il ne sert, en fait, qu’à extraire le Plutonium et l’Uranium 238 destinés aux applications civiles et militaires. Et, au final, ces opérations de retraitement créent encore plus de déchets radioactifs. De plus, le retraitement est un véritable gouffre financier. C’est pourquoi la quasi-totalité des pays nucléarisés ont abandonné cette voie.

Certains sont tentés par l’enfouissement dans le sol, sans considérer les conséquences environnementales à long terme : contamination des sols et nappes phréatiques, risques d’incendie, etc. L’enfouissement revient, en fait, à « glisser la poussière sous le tapis », pour qu’elle disparaisse de la vue, et que l’on puisse dire « le problème est résolu » aux citoyens électeurs. Mais il s’agit, en fait, de milliers de tonnes de matières radioactives pour des milliers, voire des millions d’années. Aucun géologue ne peut garantir la stabilité du sous-sol à cette échelle de temps. Aucun historien, aucun politologue, ne peut prédire l’avenir de nos sociétés humaines à cette échelle de temps.

De plus, enfouis ou non, les conteneurs utilisés pour ces déchets radioactifs (verre, acier, béton, etc.) sont loin d’être fiables : on constate régulièrement des fuites dans leurs parois après seulement quelques dizaines d’années de stockage.