Si nous renonçons totalement au nucléaire, le coût de production moyen de l’électricité augmentera de 22% d’ici 2030. À l’inverse, si on maintient le nucléaire, le coût de production restera stable et donc le prix de l’énergie aussi.

Le vrai coût de l’électricité
On ne peut pas comparer le coût de l’électricité produite par des vieilles centrales nucléaires amorties depuis longtemps, avec celui de nouvelles installations (éolien, solaire, centrale au gaz TGV, géothermie, etc.). Actuellement, les exploitants des centrales nucléaires existantes essaient de les faire durer le plus longtemps possible car c’est bien rentable pour eux (du moins, si les autorités de contrôle ne leur imposent pas de nouvelles normes de sécurité plus contraignantes).
Mais actuellement, dans le monde entier, plus aucun producteur d’électricité ne veut se lancer dans la construction de nouvelles centrales nucléaires… car elles ne sont tout simplement pas rentables ! Les seules nouvelles centrales nucléaires en construction le sont, soit dans des pays « autoritaires » où le gouvernement impose sa décision (Chine, p.ex.), soit dans des pays où les autorités (et donc les contribuables) subsidient lourdement les coûts exorbitants de la construction (France, p.ex.).
En 2016, le coût de production de 1 MWh d’électricité sur le réseau est d’environ :

  • Nouvelle centrale nucléaire EPR : 120 à 140 Euros
  • Nouvelle centrale nucléaire PWR : 90 à 120 Euros
  • Nouvelle solaire thermique + stockage : 90 à 110 Euros
  • Nouvelle solaire photovoltaïque : 70 à 100 Euros
  • Nouvelle éolienne : 50 à 80 Euros
  • Nouvelle gaz TGV : 50 à 80 Euros
  • Nouvelle centrale au charbon : 40 à 80 Euros
  • Centrale nucléaire amortie PWR : 30 à 50 Euros
  • Efficacité énergétique (NegaWatt) : 0 à 40 Euros

Il faut aussi remarquer que les prix de construction des nouvelles centrales nucléaires augmentent sans cesse (normes de sécurité obligent), tandis que ceux des énergies renouvelables baissent de manière continue. Il faudrait aussi tenir compte des coûts cachés, comme les dégradations de l’environnement, la santé publique, les dégâts en cas d’accident, etc. Pour ce dernier point, il est bon de savoir qu’un accident grave (type Fukushima) dans une centrale nucléaire européenne pourrait représenter un coût global de 250 à 700 milliards d’Euros ! Il est peu probable que l’exploitant de la centrale accidentée en assume la charge.

Coût de l’éolien
L’éolien ne génère pas de déchets à long terme et ne présente pas de risque pour la santé humaine. De plus, il permet de maîtriser le prix de l’électricité grâce aux ressources locales et renouvelables.

À petite échelle
Les énergies renouvelables sont facilement utilisables par des particuliers (éolienne domestique et panneaux photovoltaïques) ou par des coopératives qui peuvent desservir l’agriculture, les écoles et les foyers.

Peu de subsides pour les énergies renouvelables
Les partisans du nucléaire diront que la croissance des énergies renouvelables se fait grâce aux nombreux subsides accordés. Mais la plupart des subsides sont octroyés au secteur du nucléaire (10 fois plus que pour les énergies renouvelables), et cela depuis des dizaines d’années. C’est grâce à ces subsides et aux différentes aides directes et indirectes que le nucléaire peut offrir des prix artificiellement bas.