Photo : Huard

, par GRACQ

Des chantiers à l’arrêt et des voiries de service asphaltées pourraient constituer, dès aujourd’hui, un premier pas pour la mise en œuvre d’un vrai « RER vélo ». Depuis les premières esquisses du RER brabançon, le GRACQ demande que l’on profite de ce chantier pour créer des voies cyclables rapides le long des rails.

Profitant des grèves récentes à la SNCB, certains cyclistes se sont risqués à emprunter les voiries de service du chantier RER entre La Hulpe et Groenendael. Leur verdict ? Des tronçons asphaltés de bonne qualité, rapides, séparés du trafic, qui constituent un itinéraire alternatif appréciable par rapport aux routes brabançonnes fort vallonnées, comme en témoigne cette vidéo :

Le GRACQ demande donc :

À court et moyen terme, que l’on puisse emprunter ces voiries de service légalement, moyennant aménagements de sécurité (clôture de séparation avec les voies ferrées).

A long terme, lorsque ces voiries de service seront recouvertes de balast d’ici 2025 (pour y faire passer les 3e et 4e voies ferrées), qu’un cheminement cyclable soit créé le long de de la ligne ferroviaire, qui épouse son relief.

http://www.gracq.org/petitionRER

Il serait dommage que les investissements déjà consentis dans le RER restent inexploités des années durant, alors que ces infrastructures peuvent être utiles à la mobilité aujourd’hui déjà. Et tout aussi regrettable que la Wallonie n’emboîte pas le pas à la Flandre, qui se lance dans la réalisation d’un réseau de voies cyclables rapides pour relier ses principales agglomérations entre elles (projet « fietssnelweg »).

Enfin, faut-il rappeler qu’il existe, depuis 2012, un projet de RER vélo pour relier Bruxelles à sa périphérie au moyen de voies cyclables express ?
Luc Goffinet