Photo : Huard

, par Johan Verhaegen

Répondant à l’appel de TTIP Game Over, des activistes des quatre coins de l’Europe se réunissaient à Bruxelles ce 12 septembre 2016 pour exprimer leur mécontentement face aux négociations opaques du TTIP, traité de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union Européenne, et face au risque de ratification du CETA lors du prochain sommet UE-Canada (le 27 octobre 2016) qui passe inaperçu alors que le TTIP fait des vagues au sein de l’opinion publique (après des années de silence orchestré par les multinationales et leurs lobby’s, la Commission Européenne, les banques, et les médias mainstream).

Après le round 1 du TTIP Game Over (ttipgameover.net) qui se déroulait en Juillet 2016 et dont les actions directes non-violentes avaient pour objectif de faire un maximum de bruit pour mettre à jour et déranger les négociations opaques du TTIP, le round 2 qui se déroulera les 3,4, et 5 novembre se concentrera lui à montrer du doigt les lobby’s et leur influence dans les négociations de ces fameux traités de libre-échange.

Pour annoncer ce round 2, ces activistes venus de Chypre, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de France, de Belgique, des Pays-Bas, d’Allemagne, de Suisse, du Danemark, de Norvège, des Royaumes Unis, et d’Irlande, ont pris pour cible la banque BNP Paribas Fortis du rond point Schuman en plein centre du quartier Européen à Bruxelles, pour mettre en évidence leur influence sur les négociations du TTIP et la ratification du CETA au travers de leur lobby group EUROFI.

L’EUROFI se dit être un intermédiaire "neutre" entre les négociateurs de ces traités de libre-échange et les banques, et permet ainsi à celles-ci d’influencer fortement sur les négociations.

Le terme neutre est-il judicieusement choisi, lorsqu’on sait que le conseiller de la direction de BNP Paribas, Jacques de Larosière, est également président d’EUROFI ?

Les activistes ne sont pas dupes et ont pris leurs seaux d’eau et leurs lavettes pour nettoyer l’agence de Schuman dans l’idée de transmettre un message clair : Chères banques et chère Commission Européenne, vos pratiques et vos intentions sont sales, rendez le pouvoir au peuple en utilisant des procédés réellement démocratiques !