Les Amis de la Terre étaient une fois de plus présents à Esperanzah !, le festival engagé qui se déroulait début août. Cette édition 2017 s’est concentrée sur le repli de l’Europe, telle une forteresse, face aux vagues de migrations dont on a pu être témoin ces dernières années. En réponse à cette fermeture des frontières, la campagne Esperanzah ! s’intitulait « Des ponts contres leurs murs », soit les « murs physiques et symboliques qui nous opposent les uns aux autres » (1). Le but était alors d’investir ce thème et toutes les questions, débats ou réactions que cela pouvait provoquer. C’est ce que chaque association ou collectif présent au Village des Possibles (le village associatif du festival) a mis en œuvre à sa manière, selon ses propres enjeux ou centre d’intérêts.


Les Amis de la Terre se sont quant à eux associés le temps du festival à l’ASBL ATD Quart Monde (2) pour un espace et un slogan commun : « Vivre simplement : par choix ou par nécessité ?! ». La simplicité volontaire étant prônée par les Amis de la Terre, l’association avec ATD permettait de se rappeler que si vivre plus simplement est un choix de vie pour certains, pour beaucoup, c’est une obligation. Ces trois jours d’échanges ont permis aux deux associations de se rencontrer et de travailler ensemble à la sensibilisation des festivaliers. La création de ponts entre deux milieux qui se côtoient généralement peu (voire pas du tout) était par ailleurs un bel exemple de mise en œuvre de la campagne Esperanzah !
Pour montrer ce lien de manière tangible, un pont construit en caisses à vins faisait office de bibliothèque dans l’espace commun, aménagé en lieu de lecture et de discussion.

A côté de ça, les Amis de la Terre organisaient un atelier « Do it yourself » de création de porte-monnaie faits en tétra packs récupérés par les volontaires. Un bon moyen pour aborder avec les festivaliers des sujets comme la simplicité volontaire (on n’a pas besoin d’un portefeuille énorme avec 15 cartes de fidélité), l’économie non-violente, la surconsommation, mais aussi évidemment le réemploi et le recyclage. Cet atelier pratique a eu beaucoup de succès, tant chez les adultes que chez les plus jeunes de par son côté récup’ et ludique. Sur les trois jours, près de 250 festivaliers sont ainsi repartis avec leur porte-monnaie.

Le projet est né d’un processus réflexif débuté fin mai par 11 volontaires des Amis de la Terre, puis s’est enrichi début juillet de la rencontre avec ATD Quart Monde. Le tout a évolué au fil des discussions, envies et besoins des deux associations et du Village des Possibles. Le fait d’avoir un emplacement partagé et non deux stands mitoyens a permis un véritable échange entre les bénévoles des deux assos, qui se sont mélangés durant tout le festival. Le tout a donné cet espace convivial où festivaliers et bénévoles venaient s’asseoir, bavarder, lire, s’informer, parler de leurs expériences, etc.
Une belle réussite d’expériences partagées, de sensibilisation et de rencontres enrichissantes !

(1) https://www.esperanzah.be/des-ponts-contre-leurs-murs/
(2) ATD Quart Monde est un mouvement qui rassemble des personnes vivant dans la grande pauvreté et d’autres citoyens engagés à leurs côtés. Ensemble ils luttent contre l’exclusion et l’extrême pauvreté.

Ce projet a été financé avec l’aide de l’Union européenne. Le contenu de la publication relève de la seule responsabilité des Amis de la Terre Belgique et ne peut aucunement être considéré comme reflétant le point de vue de l’Union européenne.