Comptes de la folie (auto)routière

INDICATEUR POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE n° 2005-2 (mars-avril 2005)

« Ce sont les déplacements en voiture qui assurent l’essentiel des véhicules-km parcourus ne Belgique : contrairement à ce que l’on pense parfois, la part du trafic de marchandises est en effet faible (moins de 10%). [...] c’est bien évidemment l’évolution du parc automobile qui explique en grande partie la forte croissance du trafic routier. »

« Indicateurs pour un Développement Durable » est une publication bimestrielle de l’IDD, destinée à fournir une information fiable et éclairante, présentée de manière simple pour être accessible à un public non-spécialisé, sur l’évolution de différents indicateurs de développement durable en Belgique et dans le monde.

Ce numéro jette un regard sans complaisance sur le « développement » de la circulation automobile :

- Depuis 1970, le trafic routier en Belgique a été multiplié par plus de 3 ;
- Le taux de croissance annuel du trafic routier a tendance à baisser avec le temps (il n’était plus "que" de 1% en 2003). Depuis 1990, le trafic routier a tendance à suivre la croissance économique ;
- Les émissions de CO2 - principal gaz responsable du réchauffement climatique - liées au trafic routier ont augmenté d’environ 150% depuis 1970 et de plus de 25% depuis 1990 ! Les émissions de CO2 liées au trafic routier représentent désormais 20% des émissions totales de CO2. Cette part est appelée à augmenter encore ;
- Le trafic routier est aussi responsable de presque la moitié des émissions de deux autres polluants atmosphériques, à savoir le NOx et le CO (deux gaz précurseurs de l’ozone lié au trafic routier) et de 32% des émissions de Composés Organiques Volatils (cocktail de substances fort polluantes et dangereuses pour la santé humaine) ;
- Le belge consacre en moyenne 1 mois et demi de revenus pour s’acheter et faire rouler son auto ;
- Malgré la hausse des prix des carburants routiers depuis 1970 (+ 450% - donnée pour mars 2005), le belge peut aujourd’hui s’acheter beaucoup plus de carburants routiers parce que le revenu disponible moyen à augmenté plus encore. Au total, tenant compte des prix observés en mars 2005, le belge "moyen" peut s’acheter aujourd’hui environ 40% de carburants routiers en plus qu’en 1970 ;
- Le trafic autoroutier représente plus d’un tiers du trafic total ;
- Le belge "moyen" passe environ 6 heures par semaine dans sa ou dans une voiture.

À lire, à méditer...

Voir en ligne : Le site de l’IDD

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