Numérique éthique

L’informatique grand public, comme elle s’est communément répandue, n’a d’intérêt que pour quelques milliardaires américains, russes, ou chinois (selon la partie du monde où on se trouve). La centralisation complète sur quelques acteurs leur donne une puissance financière, sociale, et politique colossale et complètement disproportionnée.

En dehors de l’aspect monopolistique et de tous les problèmes pratiques qui y sont liés, un aspect qui est rarement mis en avant est que ces systèmes fermés et propriétaires n’ont strictement aucun intérêt pour la société. Ils n’apportent rien, ne contribuent que marginalement au progrès, et ils ne s’ajoutent pas à la somme de savoir de l’humanité. Le jour où Microsoft ou Google décide de fermer un service ou de terminer un produit (et ça arrive fréquemment), toutes les connaissances accumulées dans la création de ce service ou produit disparaissent purement et simplement, elles ne seront jamais accessibles au reste de l’humanité.

Par opposition à cette pratique, le logiciel libre est un Commun (avec C majuscule). Qu’il soit utilisé ou pas, maintenu, au goût du jour… un logiciel libre s’ajoute aux capacités et au savoir commun de l’humanité, et ne pourra jamais en être retiré. Dans 10, 20, voire même 50 ou 100 ans, les logiciels libres actuels seront toujours là, disponibles, peut-être même utilisables. Quiconque en a la possibilité technique pourra toujours les étudier, les adapter, les réutiliser (en tout ou en partie)… bref profiter de ce Commun à disposition.

Les Amis de la Terre se sont mobilisé pendant des années « pour une économie non-violente » et, à présent, l’asbl milite pour une résilience collective qui nous permette de surmonter les différentes crises actuelles et futures avec des solutions à impact environnemental et social positif.

C’est dans cet esprit que nous utilisons, depuis des années, uniquement des logiciels libres au sein du bureau et que nous avons une attention particulière aussi bien à l’impact environnemental de nos outils informatiques et moyens de communication qu’à notre accessibilité en dehors du monde digital.

Sobriété numérique – Cette démarche consiste à utiliser le numérique dans des proportions raisonnables et uniquement lorsque c’est nécessaire. Sans se priver, il s’agit de prendre pleine conscience des impacts associés à chacun de nos usages quotidiens.

Frédéric Bordage, 2019, Sobriété numérique – les clés pour agir, ed. Buchet Chastel, p. 155

Concrètement que faisons-nous ?

Nous questionnons nos usages quotidiens du numérique en profondeur et avons pour objectif d’amener les citoyen·nes, les associations, les services publics… à se questionner également.

C’est pourquoi, l’asbl a créé 2 groupes de citoyen·nes sur ses sujets ; InformÉthique et Hors numérique. Leurs buts respectifs est de promouvoir les logiciels et services libres en ligne et de dénoncer et agir contre les problèmes liés à la tyrannie numérique. Retrouvez sur leurs pages respectives les activités organisées ainsi que les actions et ressources qu’ils proposent.

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