Simplicité volontaire

Pour définir la simplicité volontaire (SV), l’idéal serait une définition simple, taillée bien droit, soulignant ses traits principaux. Et si l’on acceptait d’emblée ce premier constat : il n’y a pas une simplicité volontaire uniforme mais autant de façons d’appréhender ce mode de vie qu’il y a de simplicitaires. On retrouve derrière le concept de SV le refus du gaspillage, l’envie de ralentir, le besoin de lien social, le désir de plus de justice sociale, la prise de conscience du drame écologique… Le souhait d’aller à contre-courant du rythme de vie imposé par la surconsommation qui nous entraine dans une course folle, se résumant souvent à « travail-consommation » sans prendre le temps de s’arrêter à l’essentiel.

Tous les philosophes depuis l’Antiquité n’ont cessé de l’affirmer : il n’y a pas de lien entre le fait d’avoir et le bonheur. Ce qui procure le bonheur, c’est de savoir quand on a assez. La satisfaction, bien plus que l’argent, est source de bonheur. Aimer et être aimé·e, avoir des ami·es, être reconnu·e et accepté·e pour ce que l’on est, avoir une place juste dans la société, dans sa famille, voilà autant de motifs réels de joie et d’épanouissement. La simplicité volontaire, en nous menant vers le désencombrement ou le non-encombrement, nous propose de goûter à tout cela, de ressentir cette satisfaction et de jouir pleinement de l’essentiel dans nos vies.

La simplicité volontaire nous propose de combler le vide matériel généré par le fait d’acheter moins et de débarrasser ses armoires, par du temps pour soi, de l’entraide, de la culture, de l’acquisition de savoirs. Et tout cela, assez rapidement, nous procure un bien-être inégalé ! Le souvenir des sourires rencontrés, la richesse des paroles échangées, le plaisir d’une lecture assidue, la satisfaction d’apprendre réchauffent le cœur de manière inouïe. C’est ce qui s’appelle « vivre mieux avec moins ».

La simplicité volontaire apparaît comme une réponse à de nombreuses préoccupations contemporaines.

  • D’un point de vue écologique, elle permet de ralentir la destruction des ressources naturelles et de préserver l’environnement.
  • D’un point de vue sociologique, elle peut être un moyen d’action contre l’endettement, le stress professionnel, l’absence parentale, la disparition du lien social puisqu’elle propose de consacrer une bonne partie de notre énergie et de notre temps à « la jouer collectif » plutôt qu’individuel.
  • D’un point de vue économique : en prônant la croissance du bien-être, plutôt que la croissance de la production et du PIB, la SV touche à la vache sacrée de notre système économique. Quoi de plus urgent que de remettre en cause la croissance infinie dans un monde fini ? La SV propose à notre économie de renaître sous une forme positive (plutôt que destructrice) en relocalisant l’emploi, les services et les productions ; en développant les filières vertes et en ré-hiérarchisant les valeurs traditionnelles de notre société : le travail, la famille, l’épanouissement individuel, la citoyenneté, le « vivre ensemble », les échanges…

La simplicité volontaire n’a pas l’ambition de révolutionner le monde mais propose de mettre en place une réflexion et des comportements pour rectifier nos modes de vie, boulimiques en temps et en biens. De plus, elle permet d’agir immédiatement sans devoir attendre des décisions gouvernementales.

C’est la somme de toutes les actions individuelles qui permettra de créer un monde meilleur. La simplicité volontaire nous propose un chemin privilégié vers ce monde meilleur.

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